Aprendi palabras dulces que ahora quiero olvidar.
Aprendi a escribir, a decir lo que sentia y lo dije todo, me vacié.
Aprendi a dejarme encontrar (porque no podria decir que alguna vez yo he buscado) para luego esconderme.
Aprendi a tener miedo y sin embargo confié una y otra y otra vez.
Aprendi a inventarme el mundo -que se me daba dificil- para tener luego que salir de mi refugio.
Aprendi a ser profetiza de mi propio culto y me volvi atea.
Aprendi puras estupideces, como saber que la letra A deriva de la letra protosinaitica* "aleph", que significa "toro" y tiene el sentido de "fuerza vital, generadora, de que el hombre se sirve para comenzar una y otra vez..."
La mayoria de estas cosas quiero olvidarlas. Lo de aprender a leer hebreo antiguo no, esta suficientemente inutil como para que no me haga mal.
*el alfabeto protosinaitico es uno de los primeros, sino "el" primero, que pasa del lenguaje iconografico al lenguaje abstracto de la escritura por palabras y no por ideas; evoluciona en alfabeto fenicio, que los griegos toman para su propio alfabeto y que pasa al etrusco y al latin para, finalmente, dar origen a nuestro alfabeto occidental.
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Exercise de français.
J'ai appris des mots doux et je veux les oublier
J'ai appris à écrire, à dire ce que je sentais ej j'ai tout dit, je me suis vidée.
J'ai appris à me laisser trouver (parce que je peux mal dire que j'aie cherché) et ensuite me cacher.
J'ai appris à craindre mais j'ai fait confiance une fois et une autre et encore une autre.
J'ai appris à m'inventer le monde -celui qui était déjà trop dur pour moi- pour être quand même obligée à sortir de ma forteresse.
J'ai appris à être prophète de ma propre religion et je suis devenue athée.
J'ai appris que des conneries, comme savoir que le A dérive du "aleph" protosinaïtique, qui signifie "taureau" et garde le sens de force vital, génératrice dont l'homme s'en sert pour commencer, pour recommencer...
La plus grande partie des choses je veux les oublier. Celle-ci d'apprendre l'hebraïque ancien non parce qu'elle est suffisamment inutile pour ne pas me faire mal.